эволюционная трансформация человека

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Том 6. 4 августа 1965
10.05.2022, 15:45

1965.08.04

(En classant d'anciennes notes de Mère, le disciple tombe sur le passage suivant:)

«Écoute toujours ce que le Seigneur de Vérité a à te dire et laisse ton action être dirigée par Lui.»

C'est bien.

Je me demande souvent... On dit justement que l’on doit laisser l’action au Seigneur, mais est-ce qu'il ne faut pas l’aider un petit peu?!

(Mère rit) Certainement il doit avoir besoin d'être aidé!

Non, ça a l’air d'une plaisanterie, mais la vérité est qu'il VEUT qu'on l’aide. Il veut qu'on l’aide, Il ne veut pas du tout que l’on soit passif et inerte.

Il veut qu'on l’aide.

Parce que, si l’on est immobile là-haut, j'ai l’impression que c'est un blanc, mais un blanc où rien ne se passe.

Non! c'est admirable. Mais c'est admirable à condition que l’on ne vive pas dans le monde, que l’on soit retiré dans la caverne ou la forêt. Parce que dans la vie du monde, il y a toutes les volontés, les velléités, les impulsions, les désirs de tout l’entourage, qui viennent tout le temps; et alors, si l’on est passif, on reçoit ça aussi. Et c'est pour se garder de ça qu'il faut rester actif – aider le Seigneur.

Mais cette note était destinée à quelqu'un qui avait besoin de l’entendre. Ce ne sont pas – ce ne sont JAMAIS des choses universelles applicables à tout le monde.

Ce que je trouve très difficile, c'est de trouver le point de partage...

Oui-oui!

... entre l’intervention personnelle, la volonté qui veut faire quelque chose, et puis ce qui devrait venir, me semble-t-il, dans le silence absolu.

J'en suis maintenant à l’état où... Je ne l’entends pas, mais je Le perçois d'une façon très concrète: «Fais. Fais ceci, fais cela, fais ça...» Alors...

C'est ça qu'il faudrait

Jusque là, on est tout le temps à se demander si c'est la vraie chose. Mais c'est devenu comme cela: «Fais.» Et quand il n'y a rien, je ne fais rien. Mais j'ai remarqué que quand c'est nécessaire, ça vient, et d'une façon constante, même la nuit! Même quand on «dort», ça devient comme cela: «Fais ça, fais ça...» – pas avec des mots mais c'est très clair, on ne peut pas se tromper.

Il a fallu longtemps-longtemps pour que ça vienne comme cela. Mais cet état dont tu parles, je l’ai connu pendant des années, où on est là à se demander... Parce que, comme je l’ai dit, pour pouvoir être absolument blanc et immobile, il faut être retiré du monde, il ne faut voir personne, il ne faut rien faire; alors on peut percevoir clairement; mais autrement, quand on est dans le monde et qu'il y a toutes ces suggestions tout le temps qui viennent, il faut laisser ce que l’on appelle la volonté «personnelle» s'exprimer quand on ne reçoit pas l’Ordre très précis.

Mais toujours, l’aspiration était de recevoir la vraie chose. Mais ça arrive, il y a un moment où ça arrive clair-clair – clair – pour tout, même pour les toutes petites choses de la vie quotidienne: «Fais ça, ça, ça...»

Oui, c'est ça qu'il faut

Mais je dois dire que c'est le résultat d'années d'effort – pas d'effort: de vigilance. De vigilance: ne pas oublier que c'est ÇA que l’on veut, et que l’autre façon est simplement un pis-aller en attendant.

En tout cas, il est tout à fait certain (Sri Aurobindo l’a écrit quelque part, je l’ai lu il y a deux ou trois jours encore), tout à fait certain que le Seigneur ne veut pas d'automates qu'il pousse. Ce n'est pas cela qu'il veut: Il veut une collaboration consciente. Seulement, il y a un moment où le sens de la personne disparaît vraiment; on continue à dire «je» parce que comment s'exprimer? mais quand on dit «je», on a le sentiment (pas la pensée – la pensée, ça prend beaucoup de temps), une espèce de sentiment de la Volonté supérieure qui se manifeste ici, à cet endroit-ci, avec ces moyens-ci.

Ça vient après des années.

 

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(Vers la fin de l’entrevue, le disciple informe Mère qu'il a reçu une lettre de l’hôpital de Vellore lui demandant quand il venait pour de nouveaux examens:)

Alors, tu vas leur répondre?

... Ah! non! jamais aller là-bas. J'ai le souvenir d'un cauchemar là-bas.

Je comprends!

C'était pire qu'à l’hôpital de Pondichéry.

Ah! ici, c'était dégoûtant.

Oui, c'était dégoûtant, mais ici je n'ai pas eu cette impression d'être malade. Alors que là-bas, j'ai eu l’impression d'être malade.

Mais on est malade de la minute où l’on entre chez eux! C'est cela; c'est ce que je dis: c'est l’atmosphère médicale. Jules Romains l’a dit: «l’homme bien portant est un malade qui s'ignore.» Alors, a priori, on est malade – c'est entendu, on est malade. Et s'ils ne trouvent pas tout de suite ce que vous avez, c'est parce que vous avez l’art de bien cacher ce que vous avez!

Mais j'ai eu, oh! combien de petites expériences comme cela si intéressantes! Quelque chose ne va pas ici ou là dans le corps, une petite chose; tant que vous n'y faites pas attention – surtout que vous n'en parlez à personne – et que vous le donnez au Seigneur (si par hasard ça fait mal, on le donne au Seigneur), ça va – ça va bien, on n'est pas malade: c'est «un désordre quelque part». Si par malheur on en dit un mot à quelqu'un, mais surtout au docteur, quel qu'il soit, imédiatement ça devient une maladie. Et je sais pourquoi, c'est parce que les cellules qui sont en désordre, tout d'un coup ont l’impression qu'elles sont des personnes très importantes, très intéressantes! Et alors, comme on est très intéressant, il faut se rendre encore plus intéressant. Et si l’on a un mouvement qui n'est pas harmonieux, on l’exagère – il est encore moins harmonieux, pour s'affirmer davantage.

Ça a l’air d'une blague, mais c'est vrai! C'est comme cela, je le sais. Je l’ai observé attentivement dans mes cellules. Alors quand on leur dit (Mère claque le bras de son fauteuil): «Espèces d'idiots! ce n'est pas du tout ton devoir, tu es ridicule», elles se tiennent tranquilles.

C'est admirable comme comédie.

C'est ce qui s'était passé pour mon œil. C'est arrivé pour d'autres choses aussi (des petites choses, de toutes petites choses, un désordre quelque part, quelque chose qui s'est mis de travers pour une raison quelconque): tant que l’on n'y fait pas attention, ça va son petit bonhomme de chemin; dès que quelqu'un le remarque ou si on le montre au docteur (oh! surtout quand on le montre au docteur), ça devient une maladie: ça se gonfle, ça se gonfle! «Oh! je suis une personne importante, on s'occupe de moi.» Voilà. Alors on accentue le mouvement. Et bien heureux si ça ne devient pas vraiment grave.

N'est-ce pas, il faut imédiatement dire: «Non-non et NON! Tu te trompes de route, tu te rends beaucoup plus ridicule – tiens-toi tranquille.» Alors ça s'arrange.

C'est très intéressant.

Le docteur cristallise la maladie, la rend concrète, dure. Et après, il a le mérite de la guérir... quand il peut!

 

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Категория: Том 6 аудио | Добавил: Irik
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