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Том 4. 29 июня 1963
16.08.2019, 10:21

 

Sri Aurobindo semble s'être intéressé à la succession du pape... parce que, il y a deux nuits (ce n'était pas la nuit: c'était à quatre heures du matin), j'étais avec lui – je suis restée avec lui une demi-heure (une demi-heure de NOTRE temps, ce qui est très long), et il était juste revenu d'un «tour», et spécialement d'Italie. Nous ne parlions pas de cela directement, mais il y avait des gens (il y avait toutes sortes de choses, beaucoup de choses), et d'après les réflexions qu'il faisait à celui-ci ou celui-là, ou à propos de ceci ou de cela, j'ai su qu'il revenait d'Italie et qu'il avait été là pour la nomination du nouveau pape. Et il a dit à peu près ceci, que c'était «le mieux que l’on pouvait faire dans les circonstances actuelles.» C'est-à-dire qu'il paraissait plutôt satisfait.

Je t'avais dit, n'est-ce pas, que j'avais vu la mort du pape [Jean XXIII], sans savoir même qu'il était malade?... Tout d'un coup, une nuit, j'ai vu dans l’atmosphère mentale TERRESTRE un mouvement assez formidable, c'est-à-dire assez terrestre: il y avait comme de grandes vagues mentales (c'était tout mental), de grandes vagues d'anxiété, comme si toute la pensée humaine était très troublée; mais ce n'était pas comme l’angoisse des croyants, c'était un mouvement très terrestre – l’atmosphère mentale terrestre qui avait de grands mouvements de soulèvement et d'anxiété (Mère dessine des vagues en l’air). Je me suis dit: «Qu'est-ce qui se passe?... Qu'est-ce qui se passe qui peut troubler les hommes? (comme cela arriverait, par exemple, pour une guerre mondiale, des événements de ce genre), qu'est-ce qui se passe qui puisse attirer l’attention de toute l’atmosphère terrestre, l’atmosphère mentale?» Et le lendemain, on m'a dit que juste à ce moment-là, le pape était mort. J'ai dit: «Tiens!...»

Et alors j'ai su (parce que je ne m'occupe pas de tout cela), on m'a dit ce qu'il était en train de faire: son «concile œcuménique» et toutes ces réformes; enfin qu'il essayait de mettre tous les gens d'accord autant qu'il le pouvait (tous les chrétiens en tout cas) et qu'il était devenu l’ami des Russes, etc. Alors, à ce moment-là, je me suis concentrée, parce que selon la logique naturelle (des actions de la Nature), le pape suivant devrait être un horrible réactionnaire – enfin, c'était défavorable. Je me suis concentrée et j'essayais que les choses s'arrangent bien. Et je vois qu'en effet ça paraissait important à Sri Aurobindo, qui s'est concentré là-bas.

Selon la petite jugeotte humaine, il paraît que le successeur est un homme encore plus avancé en idée que celui qui est parti. J'ai vu sa photo... (mais c'est une photo de journal, c'est généralement très mauvais: on ne peut pas contacter, on voit seulement juste comme ça, en surface). La chose qui m'a frappée le plus, c'est une sorte d'insincérité. Une insincérité bienveillante et ecclésiastique – tu connais ça?

Très bien.

Il y avait en même temps la photo du cardinal de l’Inde (l’unique et premier cardinal de l’Inde), un homme «bon jeu, bon argent» et d'une croyance à cœur ouvert – ce doit être un catholique fanatique, mais avec une sincérité, un élan. l’autre est un homme très intelligent – oh! il a cette bouche que je ne peux pas voir, c'est effroyable.

Enfin, nous allons voir ce qui va arriver.

Et il paraît que Kennedy est catholique. Ça, c'est une chose sérieuse.

Il paraît qu'il a été la première personne que le pape ait vu après son... Comment dit-on pour les papes?

Investiture?

Je ne sais pas. Quand il paraît en public: voilà le pape! Enfin il a eu sa cérémonie d'investiture et après, il a vu Monsieur Kennedy: première personne.

(silence)

Le catholicisme a deux choses que le protestantisme n'a pas: c'est le sens occulte (non seulement le sens, mais aussi une certaine connaissance occulte) et puis la Mère – la Vierge. Les protestants ont quelque chose que les catholiques n'ont pas: c'est la présence divine intérieure.

C'est seulement par ces deux choses-là qu'on peut les attraper. Mais...

Voilà. On va voir.

Je ne sais pas, j'ai eu une impression assez forte quand j'ai vu la photo du nouveau pape: l’impression d'un homme très malin et d'un politicien.

(Mère approuve de la tête)

Quelqu'un qui est très-très malin. Je n'ai pas eu du tout une impression spirituelle.

Oh! mais l’autre non plus!

Mais l’autre avait l’air brave.

C'était un brave homme.

Celui-là, j'ai eu l’impression d'un type très malin et dangereux. Un politicien.

(Mère hoche la tête) Sri Aurobindo avait employé à peu près ces mots: It is all that can be done in the present circumstances [c'est tout ce que l’on peut faire dans les circonstances actuelles].

C'est-à-dire que ça avait l’air d'être le choix de son choix, parce que certainement il est allé au conclave et il a vu, et c'est comme cela qu'il travaillait – il a influencé le vote. Ce doit être probablement (riant) parmi tous ces gens (ils sont quatre-vingt, mon petit!) parmi tous ces gens, c'est probablement celui qui avait le plus de chances de faire ce que l’on veut.

Il peut le faire pour des raisons inavouables, mais enfin... Généralement, c'est comme cela dans l’état actuel de la terre: le motif pour lequel les gens font les choses ne doit pas être pris très au sérieux – ce qui est important, c'est qu'ils fassent. Et si on regarde à une certaine hauteur (où c'est décidé, n'est-ce pas), les gens et les choses sont contraints d'agir d'une certaine manière, mais les motifs conscients humains qui règlent leur action n'ont pas d'importance – «pas d'importance», c'est-à-dire que ce n'est pas toujours... pour dire plus clairement: c'est très rarement le vrai motif qui vous fait faire les choses.

En tout cas, Sri Aurobindo s'intéresse aux événements terrestres, ce qui veut dire qu'il considère que l’élection de ce pape a une certaine importance.

(silence)

Mais au fond, le catholicisme tient en équilibre à cause du communisme; et que les deux se soient rapprochés, c'était un coup de maître. Et probablement (celui-là m'a l’air d'une fine mouche), je ne crois pas qu'il veuille perdre l’avantage de ce que l’autre avait gagné. Cette amitié avec la Russie est très habile. Ce sont les deux plateaux d'influence de l’atmosphère terrestre maintenant.

On verra.

Je crois que celui qui est parti avait surtout une idée: empêcher la guerre. Consciemment, il voulait que tous les chrétiens s'aiment! (Mère rit) ce qui est un enfantillage. Qu'ils s'aiment en Jésus – qu'ils laissent sur la croix.

Comme dit Sri Aurobindo, les hommes... les hommes AIMENT la douleur, et c'est pourquoi Jésus est encore cloué sur la croix.

(silence)

Les autres, les communistes, c'est le contraire: ils veulent que tout le monde soit content; mais ils ont réussi à rendre tout le monde malheureux! Il n'y a plus personne – avant, quelques-uns étaient contents et beaucoup étaient malheureux; maintenant ils sont tous malheureux!

Et c'est ça qu'ils appellent «les choses sérieuses».

*
* *

(Peu après, à propos de la lettre de Sujata sur la «fausse Mère»:)

(Lettre de Sujata à Mère)

Mercredi

Petite Mère,

J'ai eu un rêve cet après-midi. Je l’ai raconté à Satprem qui me dit de te l’écrire.

Je me trouvais sur les marches d'un escalier qui ressemblait à celui de la salle de méditation. Il y avait deux jeunes filles de l’Ashram, d'environ 16-17 ans, qui attendaient. Elles devaient monter voir «mère». Quand j'ai entendu cela, j'étais remplie d'un sentiment de grand danger. Parce que je savais que Toi, Tu n'étais pas là. Alors j'ai commencé à donner des instructions à ces deux filles, que je connaissais d'ailleurs, surtout une. Je ne me souviens plus ce que je disais mais que c'était une question de volonté – de vie et de mort. La fille qui me connaissait bien m'a promis de faire ce que je lui ai dit, l’autre n'avait pas l’air de comprendre et le temps pressait. En fait, à peine la première a-t-elle eu le temps de comprendre, que la porte s'ouvrait et la «mère» était là pour nous recevoir. J'ai pu avoir un aperçu d'elle. Elle était plus petite que Toi en taille, mais la figure ressemblait à la tienne, mais pas le regard. Et puis elle était toute couverte de taches rondes noires (pas noir-noir mais noir brunâtre). Autrement elle était blanche.

Après cet aperçu, j'ai fait demi-tour parce que, Petite Mère, je sentais que si, une fois, cette fausse Mère m'avait entre ses mains, là, je ne sortirais plus vivante. Tandis que si je pouvais sortir de cet endroit, peut-être que j'arriverais à sauver la vie d'une des filles au moins. Donc, avant qu'on s'aperçoive de mon absence, j'ai commencé à descendre. l’escalier est devenu étroit. La porte est fermée et un gardien, sombre, est là. Il est étonné de me voir et ne veut pas me laisser passer. J'insiste pour qu'il ouvre la porte. Il me demande si j'ai vu «la Mère». Je réponds que oui. Il a l’air de douter. J'ajoute qu'elle est pleine de taches noires. Il est obligé de me laisser passer mais pense que peut-être le deuxième gardien plus loin m'arrêtera. Je descends, je vois le deuxième gardien mais je prends un autre chemin, et puis c'est plein de portes fermées et j'ouvre des portes qui, d'après eux, ne pouvaient pas être ouvertes par moi. Et finalement je me trouve dans une cour, avec la dernière porte fermée derrière moi. Il fallait encore que je traverse la cour sans être vue et que je franchisse les hauts murs qui entouraient la maison. À ce moment-là, j'ai été réveillée par des domestiques avant de savoir si j'ai pu sortir ou pas.

Avec mes pranams à tes pieds.

Ton enfant qui t'aime,

 

(Перевод письма Суджаты в Агенде 26 июня 1963 (2))

 

À part cela, ça va bien?

Ça va, douce Mère... Tu n'as rien vu de spécial pour ce rêve de Sujata?

Ah! j'ai oublié de te dire.

C'est une promenade dans le vital.

Tu peux lui dire qu'elle s'en est bien tirée.

Au point de vue occulte, si, par exemple, elle avait dit aux gens qui gardaient les portes: «Au nom de la Mère, laissez-moi passer», probablement portes et gens, tout aurait disparu.

Il est difficile de se souvenir de ces choses-là quand on rêve. Mais enfin, elle a une confiance intérieure qui a fait qu'elle s'en est bien tirée.

Ce n'est pas un hasard qu'on l’ait réveillée – ce n'est pas un hasard: elle a été AIDÉE.

Probablement d'autres personnes qu'elle n'auraient pas vu les taches.

Ooh!

C'est sa sincérité qui lui a fait voir les taches. Et c'est parce qu'elle a révélé ça que le gardien était dams l’impossibilité de l’empêcher de passer, parce que c'était le signe d'un pouvoir de sincérité intérieure.

Ça m'a laissée un peu songeuse... en ce sens que je ne trouve pas très admissible qu'il y ait des personnes (la fausse «Mère») qui s'amusent à faire des choses comme cela – mais je sais que ça arrive, je sais qu'il y en a.

Mais je pense que ça a aidé à nettoyer un peu l’atmosphère.

Oui, je lui ai dit de t'écrire parce qu'il y avait non seulement elle, mais deux filles de l’Ashram aussi, qui étaient en danger, semble-t-il.

Oui. Oh! mais ça, il y en a beaucoup qui sont en danger – parce qu'ils ne sont pas sincères, n'importe qui peut les tromper. Ça, dans ces cas-là, pour le danger occulte, il n'y a qu'UNE CHOSE qui soit absolument indispensable, c'est la sincérité. Et c'est la sauvegarde, c'est la sécurité. La sincérité, c'est la sécurité. C'est-à-dire que justement les gens qui sont insincères, en présence de cet être, auraient dit: «Ah! mais c'est la Mère.» Tu comprends, ILS N'AURAIENT PAS VU. Et elle, elle a vu – c'est sa sincérité qui a vu.

La seule chose... (enfin ça ne fait rien, ça viendra), c'est que si au lieu de vouloir s'enfuir, elle avait pris une attitude décidée et dit: «Au nom de la Mère, ouvrez», brrrt! elle aurait vu: tout se serait évanoui. Mais ça... je ne pense pas que ça se reproduira, mais si ça se reproduit, elle saura faire la prochaine fois. C'est une sorte de sens de la bataille.

Tu as bien fait de lui dire d'écrire, c'était assez important que je sache parce que je dois nettoyer un peu le coin. Mais je te dis, il y a trop-trop d'insincérités, c'est ça qui ouvre les portes – l’insincérité, c'est tout à fait comme la sentinelle qui ouvre la porte, ce n'est pas autre chose, c'est ça. Et malheureusement, il y en a beaucoup-beaucoup...

Mais enfin elle s'en est bien tirée.

Tiens, je vais te donner une rose pour elle. Je vais t'en donner une grosse, une très grosse, voilà!

*
* *

(Au moment de partir, Mère parle soudain. Les deux premières phrases ont échappé à l’enregistrement magnétique:)

Il y a un bateau qui est en train de se construire (évidemment le symbole du yoga), et il est tout en glaise rose, d'un rose!... Un bateau de glaise rose. J'étais là avec Sri Aurobindo – un Sri Aurobindo très alerte qui allait, venait, dirigeait la construction; moi aussi, je montais et descendais avec une facilité extrême.

De la terre glaise.

Il y avait des ouvriers, un jeune homme particulièrement qui était extraordinaire – je ne crois pas que ce soient des êtres purement humains. Mais c'est une longue histoire...

Mais la terre glaise, c'était vraiment quelque chose de nouveau – joli! rose. Rose, d'un rose chaud, doré. Et on coupait (dans la glaise) des chambres, des escaliers, des ponts de bateau, des cheminées, des cabines de capitaine... Et Sri Aurobindo lui-même est comme il était, mais plus... avec une harmonie de forme: très-très large d'ici (la poitrine), large et solide. Mais très alerte: il va, il vient, il s'assoit, il se lève, avec une grande majesté. Et il a une couleur comme du bronze doré; c'est une couleur comme la coagulation de son or supramental, de son être supramental doré; comme si c'était bien concentré, coagulé pour faire son apparence; et ça ne reflète pas la lumière: on dirait que c'est éclairé du dedans (mais ça n'irradie pas), et ça ne fait pas d'ombres. Mais c'est tout à fait naturel, on n'est pas étonné, c'est la chose du monde la plus naturelle: il est comme ça. Sans âge; les cheveux sont de la même couleur que le corps: il a des cheveux mais on ne sait pas si ce sont des cheveux, c'est de la même couleur; les yeux aussi: le regard est doré. Et pourtant, c'est tout à fait naturel, il n'y a rien d'étonnant. Et il s'assoit comme il s'asseyait, il met sa jambe comme il la mettait [la jambe droite en avant], et en même temps, quand il se lève, il est alerte: il va, il vient. Et puis quand il est sorti de la maison (il m'avait prévenue qu'il ne pouvait pas rester, qu'il avait rendez-vous avec quelqu'un: il avait promis à deux personnes de les voir, il fallait qu'il y aille), il est parti dans un grand jardin, puis il est descendu, et puis c'était le bateau – qui n'était pas un bateau! qui était un bateau plat – et il devait aller dans la cabine du capitaine (il avait affaire avec le capitaine), mais c'était le bateau avec lequel il rentrait dans sa chambre «ailleurs» – il a une chambre ailleurs. Et alors, à un moment donné, je me suis dit: «Tiens, je vais le suivre, je vais aller voir.» Et je l’ai suivi; tant que je le voyais devant, je le suivais. Et quand je suis arrivée au bateau, j'ai vu que c'était tout construit en glaise rose! Et il y avait des ouvriers qui travaillaient – c'étaient des ouvriers admirables. Alors Sri Aurobindo est descendu comme ça, tout naturellement, dans la construction, sans... (je ne crois pas qu'il y avait d'escaliers ni de marches), et moi, je suis descendue derrière. Puis j'ai vu qu'il entrait dans la chambre du capitaine; là, il m'avait dit qu'il avait affaire, alors j'ai pensé (riant): «Je ne peux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas! je vais remonter chez moi» (j'ai bien fait, j'étais déjà en retard pour me réveiller!), «je vais remonter chez moi.» Et j'ai vu l’un des ouvriers qui s'en allait (parce que Sri Aurobindo était revenu, alors ils arrêtaient le travail). Il s'en allait. Je l’ai appelé, mais il ne savait pas parler ma langue, aucune de mes langues; je l’ai appelé par la pensée et je lui ai dit de me tirer parce que j'étais en bas et il y avait un mur à pic en terre glaise glissante; alors il a souri et il m'a dit avec sa tête: «Moi, je veux bien aider, mais ce n'est pas nécessaire! Tu peux monter toute seule.» Et en effet, il m'a tendu la main, je lui ai pris la main (nous nous sommes effleurés), puis je suis montée toute seule sans l’ombre d'une difficulté – je n'avais pas de poids! Je ne me suis même pas accrochée pour tirer, sa main ne m'a pas tirée. Et dès que j'ai été en haut, je suis rentrée – je me suis réveillée, trouvée dans mon lit... en retard de cinq minutes sur mon heure.

Mais ce qui m'a frappée, c'était cette terre glaise – ça veut dire quelque chose de très matériel, non? Et rose! d'un rose, oh! c'était joli! un rose doré.

On est en train de fabriquer quelque chose.

Ce doit être... On ne dit rien, mais «on» nous fait notre travail.

Voilà.

 

Перевод

 

Категория: Том 4 аудио | Добавил: Irik
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