эволюционная трансформация человека

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Том 3. 27 мая 1962
09.04.2018, 14:23

 

Mais à quoi tient la totale inconscience de mes nuits? À quoi tient la totale absence de quoi que ce soit dans mes méditations?4

(Après un silence) C'est quelque chose qu'il faudrait que tu sentes toi-même, non?

Je le sais, mais...

Mais, n'est-ce pas, à moins que l’on en ait soi-même l’expérience, ça vous fait l’effet d'une espèce de... conte de fées (mais pas un conte de fées très agréable!)

Là, si tu me donnais une indication...

(Après un silence) Ceux qui ont dépassé le stade des réincarnations successives pour le développement de l’être psychique, ceux qui ont une âme consciente, c'est-à-dire pleinement développée, parmi ceux-là, il y en a... (comment dire?) qui sont choisis ou destinés pour participer à une certaine action terrestre. Et tu sais, dans le processus de réincarnation, il y a toujours... enfin il y a plus ou moins de désordres et de confusions. Si tu veux, je peux te dire mon cas; eh bien, malgré toutes les précautions prises, il y a eu la nécessité de certaines confusions qui... naturellement ont compliqué le travail. Dans le cas de Sri Aurobindo aussi. Eh bien, ces confusions quelquefois dérangent beaucoup le travail.

Mais il y a un certain nombre d'êtres – pas beaucoup –, un certain nombre d'êtres qui ne sont revenus sur la terre QUE pour participer à un certain travail, d'une certaine manière. Et les choses extérieures, personnelles ou individuelles, sont presque sacrifiées à ça. Par exemple, certaines facultés qui proviennent de l’entité supérieure et qui, dans une vie ordinaire, donneraient un certain résultat de puissance ou de succès, ou de pouvoir, ou enfin de réalisation, sont mises dans des conditions où leur effet extérieur est soumis aux nécessités d'un travail.

Si tu veux que je te parle plus clairement: par exemple, il aurait fallu que ton corps physique soit ou plus fort ou plus souple ou avec certaines compensations vitales très fortes pour que tu ne souffres pas des conditions du travail que tu fais... N'est-ce pas, celui qui suit une ascension yoguique, dont l’âme est en voie de formation, normalement les conditions de sa vie physique sont les meilleures pour son développement intérieur, quel qu'il soit, même si, extérieurement, ces conditions ne sont pas bonnes. Et par conséquent, il n'y a qu'à lui conseiller: «Eh bien, oui, renoncez à la vie spirituelle, ou bien endurez.» Mais dans ce cas-ci, ce n'est pas ça! C'est la Mission, un travail, et une espèce de décalage entre une certaine formation physique et cette Mission. Ce qui fait que si tu me demandes clairement ce que je vois, je peux te le dire clairement au lieu de dire comme je dirais à certains sadhaks ou à ceux qui ont sincèrement le désir du yoga: «C'est à prendre ou à laisser; il faut apprendre à vous transformer intérieurement suffisamment pour dominer le corps et son besoin.» – Je ne peux pas te dire ça. Parce que ce n'est pas comme cela.

Je veux dire qu'il se peut – il se peut – que même une transformation intérieure (par exemple, une complète conversion de l’être vital) n'amène pas nécessairement une amélioration de la santé. C'est là où... Ce n'est pas une chose qui s'impose à ma vision. Et de retourner à la vie ordinaire serait la fin de tout – et de ta vie physique et de ta vie intérieure.

Je n'en ai aucune envie!

Ça, tu en as eu l’expérience, c'est de toute évidence.

Mais prendre des précautions et certaines aides extérieures peut ne pas être négligeable. Et c'est pour cela que je ne peux pas dire: «Ne fais pas attention à ton corps, marche, et puis tout ira bien – non. Il se peut, par exemple, que d'aller passer deux ou trois mois dans la montagne t'aide. Ça se peut (note que je ne vois rien, je ne sais pas).

Et le bloquage dans les méditations, ça vient aussi de ce «travail» particulier?... J'ai comme une impression que ce sont des réalisations que j'ai déjà eues...

Mais oui!

... tu comprends, et que tout ça m'est fermé. J'ai l’impression qu'il y a une connaissance que j'ai déjà eue, une vision que j'ai déjà eue...

Certainement.

Et que tout ça... Eh bien, je suis comme quelqu'un qui est exilé, tu comprends?

C'est un JOINT qui manque.

Alors tous les matins quand je me réveille avec un trou noir devant ma nuit, je me réveille dans un état de découragement, je me dis: Alors quoi!?

Oui.

C'est là où le côté physique...

C'est dans le vital, mon petit. Il s'est passé quelque chose à ta formation – ton vital n'est pas assez fort.

Tu comprends, je suis absolument convaincue que quand j'aurai trouvé ça, ce que je cherche [la troisième position], tout changera pour toi instantanément, comme ça (geste de retournement) ploff! sans que tu fasses le moindre effort – ce sera comme ça, un éclair. Mais en attendant... en attendant je veux que tu te portes bien. Et alors, si d'aller quelques mois à la montagne te fait beaucoup de bien... Remarque que je mets «si» – je n'en suis pas sûre.

Je suis sûre que la seule chose qui te ferait vraiment du bien, ce serait justement ce que tu appelles le «débloquage» – ce serait fini.

Ah! oui, mais j'en suis convaincu.

Tu serais tout à fait heureux, et ton physique irait bien aussi.

 

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Alors j'ai une espèce d'impatience de sentir vraiment quelque chose que je SAIS, mais il n'y a pas de contact. Alors je tourne en rond. C'est toujours la même chose.

Il y a un joint qui manque. Là on sait (geste au-dessus), ici on ne sait pas (geste dans la Matière), et on a toujours l’impression que de changer de place ou de changer les conditions physiques va établir le contact... Ça arrive – c'est vrai, ça arrive: tout d'un coup, un éclair, plan! Mais ça arrive dans N'IMPORTE quelles circonstances. Ça ne dépend pas d'un changement extérieur. Je sais bien qu'ici-même, il n'y a rien, ni dans le climat ni dans les conditions, qui soit absolument intolérable – c'est seulement l’idée qu'on s'en fait, la réaction mentale (mentale et vitale). Mais si on avait cette joie justement, de l’ouverture totale, tout le reste passerait.

Mais il se peut aussi que là-haut, sur les montagnes, tout seul en face de la montagne, tout d'un coup ça vienne – c'est possible, tout est possible. Il n'y a rien qui ne contienne une possibilité de vérité.

Enfin, laisse-moi voir au moins jusqu'à mardi, je te dirai ce que j'aurai vu.

Au revoir, mon petit.

 

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...C'est tout à fait vrai ce que je dis là. Quand je ne regarde pas, que je ne formule pas, que je n'explique pas, c'est un état absolument tranquille, paisible, satisfait, qui se suffit à soi-même. Et je vois bien que c'est de ça que doit sortir quelque chose.

Mais dès que j'essaye de le faire sortir, tout s'efface. C'est-à-dire que ce n'est pas encore mûr.

C'est une espèce d'état, très impersonnel, où toute cette habitude de réaction aux choses extérieures, environnantes, a complètement disparu. Mais ce n'est remplacé par rien. C'est... une ondulation.

C'est tout.

Alors quand est-ce que ça se changera en autre chose? Je ne sais pas.

On ne peut pas, on ne peut pas essayer! On ne peut pas faire un effort, on ne peut pas chercher, parce que imédiatement intervient cette activité intellectuelle qui n'a rien à voir avec ça.

Et c'est pour cela que j'en conclus que c'est quelque chose qu'il faut devenir, être, vivre – mais comment? et de quelle façon? Je n'en sais rien.

Voilà.

 

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Категория: Том 3 аудио | Добавил: Irik
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