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Том 7. 15 ноября 1966
02.12.2023, 18:24

1966.11.15

 

Je suis inexistante.

Fatiguée?

Non, absolument partie (geste au-dessus). Je me rends compte qu'il est tout à fait inutile de rien vouloir, de rien fixer: tu vois l’heure, il est 10h45. J'ai abdiqué. Je suis juste un robot bon à signer des papiers, c'est tout. Que je veuille ou ne veuille pas... Ça, il y a longtemps que «je» ne veux plus, mais enfin que j'exprime une nécessité physique... inutile.

Je suis vraiment partie.

Ne t'en va pas!

Oh! ça ne fait rien. Ça (Mère désigne son corps), c'est toujours là!

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Il y a très fort – très fort – la sensation d'une Puissance... que cette Puissance qui descend est tellement formidable par rapport à... Oh! comme tout paraît petit, mince, sans force, sans générosité, sans ampleur en comparaison. N'est-ce pas, je vois une quantité considérable de gens, et de temps en temps, il y a quelque chose comme un tout petit rayon ou une goutte de Ça qui tombe, et alors la personne qui est là se met à trembler! Elle ne sait pas pourquoi, elle se met à trembler. Alors?...

Et ça arrive tout le temps.

Il n'y a que les enfants. Eux, sont tellement innocents! Il y a cette petite Astha qui vient tous les matins (c'est elle qui a décidé, je n'avais pas à dire non! elle a dit: «Je viens»), elle vient tous les matins. Au commencement, elle faisait un «pranam», mais un «pranam» sérieux: elle restait là à rouler sa tête sur mes pieds! Mais maintenant, elle a trouvé autre chose: elle arrive, elle ne dit rien à personne, elle regarde les gens qui sont là, et puis, quand elle voit qu'ils sont bien occupés, elle rentre sous la table (de Mère) et alors elle m'attrape la main et puis elle commence à jouer avec: elle l’embrasse, elle la tourne, elle la tire. Et quand elle a fini de ce côté-ci, elle vient de ce côté-là!... Et avec une joie et une confiance si jolie, si jolie, si confiante: «Oh! comme c'est a-mu-sant»!

Ça, c'est gentil.

Les enfants sont comme cela.

D'autres, quand ils entrent, ils se mettent à hurler imédiatement. Ils entrent, ils ne peuvent pas: ils ne peuvent pas, ils ne veulent pas, c'est une sorte de rage qui entre en eux (ils sont très peu nombreux).

Mais ils sont très spontanés, et ceux qui sont ici, ils viennent, ils se collent contre mes genoux, ils se tournent, ils se roulent, ils ne veulent plus s'en aller!

Je me suis souvenue de certaines expériences d'autrefois (tout au commencement, au moins deux ans avant de venir ici pour la première fois). Je ne connaissais pas Sri Aurobindo, mais je connaissais le «Cosmique» et j'étudiais, je travaillais l’occultisme, bien, sérieusement (je ne connaissais pas encore Théon non plus), et j'étais en plein dans mes propres expériences. C'était à Paris. Je me promenais en autobus ou en métro et il y avait des gens (pas seulement une fois: bien des fois), une femme, par exemple, avec son enfant: l’enfant quittait la mère brusquement (des enfants de trois-quatre ans, très jeunes, qui commencent à courir) et il venait (c'est arrivé plusieurs fois); moi, j'étais simplement dans ma méditation, je ne faisais attention à rien ni à personne; tout d'un coup, un enfant se détachait de la mère, venait, poff! et se collait contre moi comme ça, agrippé à mes genoux. Alors la mère demandait pardon, elle croyait (riant) que c'était très impoli! Mais je disais: «Non! c'est très bien!»

Je me souviens, c'est arrivé plusieurs fois. Et j'avais l’impression que quand j'étais tranquille, c'était quelque chose (qui n'était pas du tout humain), qui était là et qui agissait tranquillement à travers moi (je ne m'en occupais même pas) et qui faisait ça. J'avais cette impression très claire. J'avais même fait des expériences à ce moment; par exemple, une fois dans un autobus, il y avait un homme qui était crispé et qui pleurait; on voyait qu'il était extrêmement malheureux. Alors je ne bougeais pas, je n'avais l’air de rien, mais je voyais cette «Force» qui allait vers l’homme, et puis petit à petit, la figure se détendait, tout se calmait, et il devenait tranquille. C'est arrivé plusieurs fois aussi. Et c'est comme cela que j'ai su... Parce que à ce moment-là, je n'étais pas encore très renseignée; je sentais toujours le Pouvoir là-haut, mais je ne savais pas ce que c'était – il y avait une «Force» qui venait comme cela, qui agissait, tranquillement. Et maintenant, c'est la même chose, seulement pleinement consciente; c'est la même chose: c'est quelque chose qui s'empare du corps. Le corps participe (c'est-à-dire qu'il ne sent pas du tout qu'il «fait», il ne se sent presque pas), il a seulement conscience d'une... oh! d'une vibration si chaude, si douce, et en même temps si ter-ri-ble-ment puissante! qui vient comme cela, et lui, il n'a pas besoin de vouloir ni d'essayer ni rien: il ne pense pas, ne cherche pas, bouge pas (Mère fait le geste de baigner tout entière dans le Seigneur): c'est spontané et naturel.

Et quelquefois, il est fatigué ou il y a quelque chose qui ne va pas très bien, ou... (ça provient toujours d'un contact du dehors; je vois après, je sais après quelle a été la cause; sur le moment, il y a simplement un malaise ou une désorganisation), alors à ce moment-là, oh! c'est tout à fait l’abandon confiant d'un enfant dans... quelque chose... qui est partout, autour de lui, au-dedans de lui, là, comme ça (geste d'enveloppement). Et l’aspiration du corps, c'est seulement: «Que Ça seul existe.» Tout le reste... ouf! c'est rien du tout, c'est encombrant. «Que Ça seul existe... Si Ça seul existait, quel monde merveilleux ce serait!»

C'est comme cela qu'il sent. Tout le reste est, ou pénible ou profondément ridicule. Oh! souvent, c'est si ridicule! Et en tout cas, si mince, si sec, comme une mauvaise représentation. Et alors, ce qui devient tout à fait comique, vraiment amusant, comique, c'est... (Mère gonfle ses joues) quand l’ego se gonfle! Oh! là-là... les ego qui s'affirment, qui viennent dire: «Je veux, je ne veux pas, j'ai décidé...» Oh! ça, mon petit, c'est le big fun \ [la grande comédie] Et qui ne voient pas du tout qu'ils sont des pantins.

 

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Категория: Том 7 аудио | Добавил: Irik
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